lemmo collab ride

Test du Lemmo Collab.ride : innovation ou marketing ?

Chez Jour de Vélo, nous connaissons bien le Lemmo One, le vélo électrique léger de Lemmofuture. Ce vélo a su rencontrer son public grâce à ses caractéristiques innovantes :

un vélo léger, 15kg sans batterie, 18kg avec la batterie

un moteur « dual mode » qu’on peut déconnecter pour rouler en vélo musculaire

une batterie « smart » qui regroupe toute l’électronique du vélo, assurant ainsi des opérations de maintenance simplifiées.

Avec plus d’une centaine de vélos vendus, Jour de Vélo est en mesure d’apprécier la qualité du vélo et si nous continuons à vendre ce vélo, c’est qu’il est fiable : un vélociste ne peut pas se permettre de vendre des vélos que les clients rapportent au magasin au bout de quelques semaines.

Certes, tout n’est pas parfait chez Lemmo : la disponibilité des pièces détachées n’est pas toujours bonne et les délais de réponse de Lemmo en Allemagne sont parfois aléatoires, mais globalement le bilan est positif.

Qu’est-ce que le Collab.ride ?

le collab.ride est le nouveau modèle de Lemmo qui avance les nouveautés suivantes :

un dérailleur électronique de la marque chinoise Wheeltop (un outsider par rapport aux grandes marques comme Shimano ou Sram mais qui commence à se faire un nom dans le monde de la transmission électronique) avec un mode automatique

dérailleur Wheeltop 10 vitesses

une gestion de l’assistance par IA

un moteur plus puissant

Ces innovations font grimper le prix du Lemmo One de 2390 € pour le modèle Core à 2790€ soit une augmentation de 400€.

Est-ce une innovation ou du simple marketing ?

Pour être tout à fait franc, jusqu’à ce que j’essaye le vélo, je pensais qu’il s’agissait juste d’une innovation de plus pas forcément utile, pourquoi rajouter encore du logiciel et de l’électronique dans ce vélo qui plait car il est SIMPLE ? A-t-on vraiment besoin d’un dérailleur électronique et en plus qui change les vitesses automatiquement ?

Quant à l’IA n’y-en a t’il pas déjà un peu trop partout ?

J’ai donc testé le vélo sur mon trajet vélotaf (paris-le chesnay) soit 25km plutôt en montée et je suis même passé par le parc de Saint Cloud (avec l’entrée par Sèvres qui monte bien raide).

Sur le plat, le vélo n’est pas très différent du MK2, il répond à la pression des pédales du pilote et au fur et à mesure qu’on accélère le dérailleur descend les pignons (« fait tomber les dents » 🙂 , pour que le cycliste ait une cadence adaptée à la vitesse.

On précise qu’on peut choisir ou non d’avoir ce changement de vitesses automatique.

ça marche plutôt bien, les changements de vitesses sont assez doux mais il a tendance à priviliégier une cadence assez faible, il suffit juste de remonter une vitesse avec le shifter sans fil. (photo ci-dessous)

le shifter Wheeltop

Mais c’est en montée que le collab.ride est vraiment différent : le vélo vous assiste beaucoup plus en montée et vous n’avez pas à produire d’effort supplémentaire. Vous vous retrouvez donc facilement à 25km/h et plus (en fait le vélo vous assiste jusqu’à 31km/h sur les faux plats montants) et c’est très agréable.

Un vélo « sans-effort » ?

C’est la promesse marketing de Lemmo mais c’est vrai ! le vélo s’adapte à vous et il fait aussi en sorte que vous vous adaptiez à l’assistance qu’il fournit. Dans les montées, au fur et à mesure que le vélo vous assiste, il descend les rapports pour que votre cadence soit la bonne.

Il faut signaler que si l’on choisit le mode 1 ou 2, le vélo assiste beaucoup moins et là ça ressemble beacoup plus au MK2.

C’est totalement différent du MK2 mais ça en fait un vélo très agréable et il en faut pas oublier que le vélo est également fait pour être utilisé sans batterie.

Il faut signaler que le shifter Wheeltop est situé un peu près du bouton droit Lemmo qui règle les niveaux d’assistance, on peut donc facilement presser ce dernier et changer de niveau (passer de 3 à 0 par exemple).

c’est ce qui m’est arrivé au début de mon trajet , et le vélo roule tellement bien que j’ai mis plusieurs minutes avant de réaliser que je roulais sans assistance. CQFD.

Conclusion

Après cet essai, je suis convaincu que ce vélo va trouver son public car l’expérience de conduite est incroyable , c’est fluide et sans effort.

Et pour ceux qui apprécient le coté sportif du Lemmo, on le retrouve toujours : la seule différence est que le vélo assiste plus en montée (c’est le coté AI) mais si voulez vraiment faire un effort, mettez en niveau 1 ou même 0 🙂

On a hâte d’essayer le Collab.ride en version courroie pour voir comment l’assistance AI fonctionne et comment cela se traduit .

Avec un prix de 2790€, le Collab.ride reste très compétitif par rapport à ses concurrents comme le Cowboy par exemple qui est à 2999€ pour le classic et 3299€ pour le cruiser.